Devant le risque que représente la possibilité d’un désastre planétaire lié au réchauffement climatique, nous nous définissons comme un « groupe de pression » dont l’objectif est, en plus de notre rôle de « veille écologique », de persuader les partis écologistes de se coaliser entre eux lors des élections, en se partageant les candidatures dans les cantons et en constituant des listes écologistes uniques lors des scrutins municipaux, régionaux et européens.
Pour ce qui la concerne, notre association se refuse statutairement le droit de présenter des candidats. Pour protéger son indépendance, elle refuse également l’adhésion de personnes inscrites dans des partis.
Née en 2004, notre association dénonce l’impuissance constante du principal parti écologiste, alors même que celui-ci a détenu le ministère de l’environnement de 1997 à 2002. Elle dénonce aussi son refus passé de s’allier avec d’autres écologistes politiques, les luttes fratricides qui en ont découlé et le rejet qui en résulte encore dans l’opinion.
Nous voyons dans cette carence, principalement la conséquence des alliances passées avec le PS, qui, comme les autres partis majoritaires, est fortement pénétré par les lobbies. De ce fait, il est totalement paralysé face aux nécessités écologiques, même lorsque celles-ci sont, à l’évidence, aussi criantes qu’urgentes.
Nous lions ces alliances perverses, à la volonté de certains des leaders Verts, parlementaires, qui agissent à l’intérieur de leur parti pour le maintenir en toutes circonstances dans une relation de dépendance vis-à-vis du PS, afin que les Verts lui servent d’appoint électoral. La ligne directrice apparente de ces parlementaires est de pérenniser ainsi leur carrière politique, en se servant du prétexte d’une prétendue nécessité de solidarité avec « la gauche ».
Agir Vite estime qu’il faut mettre un terme à ces situations contre-nature, et que, pour les partis écologistes, « il vaut mieux ne pas avoir de députés du tout, que de s’en faire concéder des pincées homéopathiques diluées dans des majorités de type plurielles».
Les groupes écologistes ne doivent plus accepter des contrats préalables de législatures ou mandatures avec les grands partis, afin de se réserver la liberté de négocier des contrats de gouvernement de coalition majoritaire avec n’importe quel groupe social-démocrate ou conservateur, mieux-disant environnemental. C’est la situation actuelle qui existe dans les municipalités de Sarrebrück, Cologne et Francfort. Ceci implique l’autonomie électorale de tous les partis écologistes, par rapport aux grands partis.
Nous constatons enfin que les Verts minent leur crédit dans l’opinion (ainsi que celui de tous les écologistes), chaque fois qu’ils se lancent dans des luttes sociétales d’avant-garde, qui n’ont rien à voir avec l’environnement. Ces sujets relèvent d’associations ou de partis majoritaires (dépénalisation du cannabis, droit au mariage homosexuel).
Pour chaque décision envisagée, les partis écologistes doivent évaluer quel pourra être son impact dans l’opinion, afin de ne pas écorner leur crédit.
Leur efficacité politique en matière d’environnement doit primer sur toute autre considération.
(1) http://agirvite.free.fr
(2) Lettre, et photo de la délégation: http://agirvite.free.fr/Communiques_et_lettres.htm
Source : http://agirvite.free.fr
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